22.01.2009
La relance économique doit quitter les chemins battus
Par Jean-Daniel Delley
Profiter de la crise pour oser une réorientation radicale qui nous libérera de la dépendance énergétique
Evoquer la nécessaire relance de l’économie à bout de souffle, c’est faire référence à une impulsion qui doit remettre en marche une machine temporairement freinée dans son élan. En somme repartir comme avant sans se donner la peine d’examiner avec soin l’état de la machine et sans débattre des finalités qu’on lui prête.
L’inventaire des centaines de milliards de dollars, d’euros et de francs débloqués pour cette relance à l'échelle mondiale donne le tournis. C’est à qui énoncera le paquet le plus volumineux, comme si l’importance de la somme pouvait à elle seule assurer le salut économique. Le secteur financier, des pans entiers de l’industrie, le bâtiment, les transports, le pouvoir d’achat des ménages sont désignés pêle-mêle comme les heureux bénéficiaires de cette manne. Pour sauver des entreprises temporairement en difficulté ou pour maintenir sous perfusion des activités condamnées à terme? Il est difficile de se faire une opinion. Apparaît pourtant clairement le paradoxe d’un système économique: aux particuliers il n’est pas demandé de consommer pour vivre mais pour faire vivre ce système. A la casse vos voitures, achetez-en des neuves avec l’aide de l’Etat pour sauver l’industrie automobile! La crise a relégué aux oubliettes les exigences d’une économie durable encore récemment célébrée.
Dans cette...
14:36 Publié dans Environnement / énergie | Lien permanent | Tags : relance, économie, crise financière, banques, conseil fédéral, verts, uss


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